Selon
Pierre-Paul Levesque de Vision Client, les coûts
reliés à la non-qualité sont
difficilement quantifiables, car ils sont intangibles.
Par contre, il appert que les rendements sur les
investissements pour la formation et le suivi
d’un programme de qualité de service
sont bien réels.
Il est difficile d’établir
un rendement exact des investissements mais l’augmentation
du nombre de transactions et / ou du montant des
transactions permet de quantifier les résultats
d’une façon très quantitative.
Ils traduisent un degré de satisfaction
de la clientèle qui se vérifie par
des visites de clients mystère et des groupes
de discussion avec des clients. Mais c’est
surtout la croissance dans le marché qui
demeure le résultat le plus probant. La
concurrence féroce dans les marchés,
la stagnation dans la croissance de ceux-ci et
l’arrivée constante de nouveaux concurrents
obligent les entreprises à se différencier
de façon marquée. Les nouveaux concepts
de magasin sont un élément important
dans le positionnement et la différentiation
des entreprises, mais ces efforts demeurent vains
sans un investissement continu dans un programme
de qualité. En fait, ces coûts en
immobilisation, s’ils ne s’additionnent
pas à des investissements dans un programme
de qualité, viennent alors s’ajouter
aux coûts cachés de la non-qualité.
Une entreprise impliquée dans un programme
de qualité a doublé son chiffre
d’affaires en cinq ans et ce malgré
l’arrivée de deux concurrents majeurs.
Une autre a vu sa clientèle augmenter
de 150% en deux ans. Ces exemples démontrent
des résultats certains, mais d’après
Pierre-Paul Levesque, ils démontrent aussi
que ces efforts ne doivent pas être ponctuels
, mais plutôt faire partie de la culture
de l’entreprise.
Nous pouvons donc déduire
que les coûts de la non-qualité sont
la différence qui existe entre le rendement
de l’entreprise sans l’implantation
d’un programme de qualité et le rendement
de l’entreprise avec l’implantation
d’un programme de qualité. Un client
me disait dernièrement que sans l’implantation
de son programme de qualité il y a cinq
ans, l’entreprise serait sûrement
disparue. Dans ce cas précis, les coûts
de la non-qualité auraient été
incroyablement élévés.
Quant à la question
: «compte tenu du taux élevé
de roulement de personnel dans mon industrie,
la formation vaut-elle la peine ?» Pierre-Paul
Lévesque répond : « Imaginez
que vous ne les formez pas et qu’ils restent
dans l’entreprise… »
En gestion de la qualité,
dans une entreprise manufacturière, de
services ou de détails, lorsque l'on estime
les coûts reliés à un problème
(plainte, taux de fermeture des ventes, défaut
de marchandise, …) pour bien considérer
tous les aspects sous-jacents et les différentes
interventions nécessaires pour corriger
le problème, des experts en amélioration
continue estiment qu'il faut aller jusqu'à
multiplier ce coût de «non-qualité»,
estimé à peu près, par 5
afin d'obtenir un ordre de grandeur plus réel
de la situation. Par exemple, les occasions manquées
de conclure une vente avec des clientes qui visitent
nos magasins pendant les heures peu achalandées
et à qui nous n'avons pas vraiment porté
attention…On se dit que ce n'est que quelques
ventes que «peut-être» nous
aurions réalisées mais multipliées
par 5 ça devient préoccupant !
En terminant, l'exécution
au quotidien dans un commerce de détail,
d'un plan de match clair et mesurable quant à
la performance des diverses fonctions de l'entreprise,
dans lequel on intègre des efforts sérieux
et soutenus dans le développement des ressources
humaines de l'entreprise, nous amènent
en toute connaissance de cause vers un succès
bien mérité. Il y a donc sûrement
moins d'estimation et plus d'action.
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